Comment les pilotes dorment-ils pendant les longs vols ?

Comment les pilotes dorment-ils pendant les longs vols ?

Comment les pilotes dorment-ils pendant les longs vols ?

Vous êtes quelque part au-dessus de l’Asie, de l’Atlantique ou du Pacifique. La cabine est plongée dans la pénombre, les hublots sont fermés et la majorité des passagers dorment tant bien que mal.

Votre vol a décollé il y a déjà huit heures. Il en reste encore cinq.

Et soudain, une question vous vient à l’esprit : les pilotes, eux, ne sont quand même pas restés assis dans leur siège depuis le décollage ?

La réponse est non.

Sur les vols suffisamment longs, les pilotes peuvent eux aussi se reposer et même dormir pendant une partie du trajet. Certains avions possèdent d’ailleurs de véritables espaces de repos cachés, avec des couchettes auxquelles les passagers n’ont jamais accès.

Mais rassurez-vous : cela ne signifie évidemment pas que tout le monde dort pendant que l’avion traverse l’Atlantique sous pilote automatique.

Le repos des pilotes est organisé bien avant le départ, avec des équipages renforcés, des rotations et des règles précises.

Alors, où dorment réellement les pilotes ? Combien de temps peuvent-ils se reposer ? Et qui pilote l’avion pendant ce temps ?

Direction les coulisses d’un vol long-courrier.

Oui, les pilotes dorment réellement pendant certains vols

L’idée peut sembler étrange la première fois qu’on l’entend.

Après tout, lorsqu’on monte dans un avion, on imagine assez facilement les deux pilotes installés dans le cockpit au décollage, puis toujours présents exactement au même endroit dix ou douze heures plus tard lors de l’atterrissage.

Sur un vol relativement court, c’est effectivement souvent le cas.

Mais lorsqu’un avion doit rester en l’air pendant une très longue période, l’organisation peut être différente.

Sur certains vols long-courriers, l’équipage est renforcé avec des pilotes supplémentaires. Pendant qu’une partie de l’équipage assure le vol depuis le cockpit, d’autres pilotes peuvent prendre leur période de repos.

Puis les rôles sont inversés.

Autrement dit, le pilote qui vous accueille au micro peu après le décollage n’est pas forcément resté derrière les commandes pendant les douze heures suivantes.

Et heureusement.

La fatigue est un facteur que l’aviation prend très au sérieux. La réglementation européenne prévoit notamment des limitations du temps de vol et du temps de service ainsi que des périodes de repos. Pour les opérations utilisant du repos en vol, l’organisation tient notamment compte du nombre de pilotes supplémentaires et du type d’installation de repos disponible.

Le sommeil n’est donc pas un petit confort accordé aux pilotes.

Sur certains vols, il fait partie intégrante de l’organisation du travail.

Pourquoi les pilotes ont-ils besoin de dormir en vol ?

Imaginez un instant devoir vous concentrer pendant douze ou quinze heures d’affilée.

Ajoutez à cela un départ au milieu de la nuit, plusieurs fuseaux horaires traversés, une horloge biologique complètement décalée et la responsabilité de plusieurs centaines de personnes.

Même avec beaucoup de café, le corps humain conserve ses limites.

Or la fatigue peut affecter la vigilance, l’attention ou encore les capacités de prise de décision. C’est justement pour éviter d’arriver dans les phases importantes du vol avec un équipage épuisé que le repos est organisé.

Il faut aussi se rappeler qu’une journée de travail de pilote ne commence pas lorsque les roues quittent la piste.

Avant même de monter dans l’avion, l’équipage doit préparer le vol, étudier certaines informations opérationnelles, prendre connaissance de la météo et effectuer différents briefings.

Et une fois arrivé à destination, le travail ne s’arrête pas exactement à la seconde où les roues touchent la piste.

Un vol de douze heures représente donc une période de service encore plus longue.

Sur les vols les plus longs de la planète, la présence de pilotes supplémentaires prend alors tout son sens.

Où dorment les pilotes dans un avion ?

C’est probablement la partie la plus surprenante.

Parce que non, un pilote qui part se reposer ne s’installe généralement pas discrètement sur un siège libre en classe affaires avec un masque sur les yeux.

Certains avions long-courriers disposent de zones spécialement aménagées pour le repos de l’équipage.

Et vous avez peut-être déjà voyagé juste à côté sans savoir qu’elles existaient.

Ces espaces sont souvent appelés Crew Rest Compartments.

Selon l’avion et sa configuration, ils peuvent se trouver au-dessus de la cabine, dans une partie située près du cockpit ou dans une zone totalement invisible pour les passagers.

L’accès se fait généralement par une petite porte ou un escalier réservé à l’équipage.

Derrière se trouve un univers assez différent de la cabine que vous connaissez.

Pas de grand lit king size ni de chambre d’hôtel, évidemment.

Mais de petites couchettes permettant de s’allonger réellement.

À quoi ressemble la couchette d’un pilote ?

Imaginez plutôt une petite cabine de bateau.

L’espace est étroit, fonctionnel et optimisé au maximum.

On peut y trouver un matelas, un oreiller, une couverture, un éclairage individuel, de la ventilation et parfois quelques petits rangements.

L’objectif n’est pas de reproduire une chambre d’hôtel à 10 000 mètres d’altitude.

Il s’agit simplement de créer un environnement suffisamment calme, sombre et confortable pour permettre au pilote de récupérer réellement.

Et quand on compare cela au siège économique dans lequel un passager tente désespérément de trouver une position confortable depuis quatre heures, la petite couchette cachée commence presque à ressembler à une suite présidentielle.

Ces espaces restent néanmoins totalement fonctionnels.

Ils sont avant tout conçus pour permettre aux membres d’équipage d’être reposés lorsqu’ils reprennent leur service.

Tous les avions possèdent-ils des lits pour les pilotes ?

Non.

Si vous prenez un Airbus A320 pour effectuer un vol de deux heures, vous ne trouverez pas une chambre secrète derrière le cockpit.

Ces installations concernent essentiellement des avions destinés aux vols long-courriers et dépendent également de la configuration choisie par la compagnie aérienne.

On peut notamment rencontrer des espaces de repos sur certains :

  • Airbus A350 ;

  • Airbus A380 ;

  • Boeing 777 ;

  • Boeing 787.

Mais deux avions du même modèle peuvent parfaitement être aménagés différemment selon la compagnie.

Les installations disponibles jouent d'ailleurs un rôle dans l'organisation du repos en vol. Aux États-Unis, par exemple, la FAA classe différentes catégories d'installations de repos utilisées dans les opérations avec équipage renforcé.

Ce qui explique pourquoi il est difficile de donner une réponse universelle à la question : « Où dort un pilote ? »

Cela dépend tout simplement de l'avion, de la compagnie et de l'opération.

Combien de pilotes y a-t-il sur un vol long-courrier ?

Nous avons tous l'image classique du commandant de bord et du copilote.

Et effectivement, deux pilotes suffisent pour exploiter de très nombreux vols.

Mais lorsque la durée du trajet augmente fortement, un équipage renforcé peut être prévu.

Vous pouvez alors avoir trois ou quatre pilotes, selon les circonstances et les règles applicables au vol.

Cela permet d'organiser des rotations.

Imaginez, de manière volontairement simplifiée, un vol avec quatre pilotes.

Deux sont installés dans le cockpit pendant qu'une autre partie de l'équipage se repose.

Plus tard, les pilotes reposés reviennent dans le cockpit et permettent aux autres d'aller dormir à leur tour.

La réalité opérationnelle est évidemment plus complexe qu'un simple « deux travaillent, deux dorment », mais le principe permet de comprendre comment un équipage peut assurer un vol particulièrement long sans demander aux mêmes personnes de rester éveillées et concentrées pendant toute la traversée.

Alors… qui pilote lorsque les pilotes dorment ?

C'est souvent LA question.

Et la réponse est beaucoup moins spectaculaire que certaines vidéos sur Internet pourraient le laisser penser.

D'autres pilotes sont dans le cockpit.

Lorsqu'un équipage renforcé utilise des périodes de repos planifiées, ceux qui partent dormir sont relevés par les autres pilotes qualifiés présents à bord.

L'avion ne se retrouve donc pas sans pilote parce que le commandant est parti faire une sieste.

Et ce n'est pas non plus l'autopilote qui « remplace » l'équipage.

Certes, le pilote automatique est largement utilisé pendant la croisière. Il peut maintenir une altitude, une trajectoire ou suivre les instructions programmées et sélectionnées par les pilotes.

Mais le cockpit reste surveillé.

Les pilotes suivent notamment le fonctionnement de l'avion, la météo, la navigation, le carburant, les communications avec le contrôle aérien et l'évolution du vol.

L'autopilote est un outil extrêmement performant.

Ce n'est pas un pilote de ligne virtuel qui permet à tout l'équipage d'aller dormir.

Les deux pilotes peuvent-ils dormir en même temps ?

Il faut ici distinguer deux situations.

Sur un vol avec équipage renforcé, plusieurs pilotes peuvent être en période de repos au même moment, puisque d'autres pilotes assurent alors les fonctions nécessaires dans le cockpit.

Il existe également ce que l'on appelle le repos contrôlé au cockpit.

Il s'agit d'une procédure différente du repos planifié des équipages renforcés.

Lorsque les procédures de l'opérateur et le cadre applicable le permettent, un pilote peut prendre une courte période de repos à son poste tandis que l'autre reste pleinement en mesure d'assurer le contrôle de l'avion.

Les recommandations européennes encadrent précisément ce principe : un seul membre de l'équipage de conduite à la fois prend ce repos et un autre doit rester pleinement capable de contrôler l'appareil.

Ce repos contrôlé sert notamment à retrouver un meilleur niveau de vigilance lorsque de la fatigue apparaît.

Nous sommes donc très loin de la scène où les deux pilotes baissent leur siège, mettent un masque sur les yeux et laissent l'A350 se débrouiller tout seul.

Combien de temps les pilotes peuvent-ils dormir ?

Il n'existe pas une réponse unique du type : « chaque pilote dort exactement trois heures ».

La durée dépend de nombreux éléments :

  • la durée du vol ;

  • le nombre de pilotes présents ;

  • l'heure du départ ;

  • l'organisation des rotations ;

  • le type d'installation disponible ;

  • les règles auxquelles l'opération est soumise.

Le but n'est d'ailleurs pas simplement de donner à chacun la même quantité de sommeil.

Il faut aussi réfléchir au moment où le repos est pris.

L'équipage qui devra gérer les phases finales du vol doit être suffisamment reposé et avoir le temps de retrouver un niveau de vigilance normal avant les phases nécessitant davantage d'attention.

La réglementation américaine applicable aux opérations avec équipage renforcé prévoit d'ailleurs des exigences spécifiques concernant certaines opportunités de repos en vol avant les fonctions réalisées à l'atterrissage.

La gestion du repos est donc pensée en fonction de l'ensemble du vol, et pas décidée au hasard lorsque quelqu'un commence à bâiller.

Les pilotes arrivent-ils vraiment à dormir dans l'avion ?

Voilà une autre question intéressante.

Parce qu'avoir un lit ne signifie pas forcément réussir à s'endormir.

Certains passagers le savent mieux que personne.

Vous avez beau incliner votre siège, mettre un casque antibruit, fermer les yeux et essayer de vous convaincre qu'il est minuit chez vous… votre cerveau a parfois décidé qu'il était parfaitement réveillé.

Les pilotes peuvent rencontrer le même problème.

Un vol traverse parfois plusieurs fuseaux horaires. Le corps peut avoir l'impression qu'il est trois heures de l'après-midi alors qu'il faudrait essayer de dormir.

À cela peuvent s'ajouter les vibrations de l'avion, les bruits, la température ou tout simplement la difficulté personnelle à trouver le sommeil.

Les zones de repos sont justement conçues pour limiter autant que possible certaines de ces perturbations.

Mais une couchette d'avion ne désactive pas le rythme biologique humain.

C'est aussi pour cela que la gestion de la fatigue va bien au-delà du simple fait de mettre des lits dans un Boeing 787.

Que se passe-t-il lorsqu'un pilote se réveille ?

Imaginez maintenant qu'un pilote sorte de sa couchette après plusieurs heures de repos.

Il ne se réveille évidemment pas pour prendre immédiatement les commandes quinze secondes plus tard pendant l'approche finale.

Le retour au cockpit est organisé.

Il faut notamment prendre connaissance de la situation actuelle : position de l'avion, météo, évolution du vol, éventuels changements et informations utiles pour la suite.

Il existe également un phénomène bien connu lorsque l'on se réveille : l'inertie du sommeil.

Vous l'avez certainement déjà ressentie.

Le réveil sonne, vous ouvrez les yeux… mais votre cerveau n'a clairement pas reçu le message.

Pendant quelques minutes, vous êtes techniquement réveillé mais pas encore au sommet de vos capacités.

C'est précisément le genre de phénomène dont la gestion du repos doit tenir compte.

Et l'autopilote dans tout ça ?

Lorsque l'on parle de pilotes qui dorment en vol, l'autopilote n'est jamais très loin dans les commentaires.

« De toute façon, c'est l'ordinateur qui fait tout ! »

La réalité est plus nuancée.

Oui, sur un avion de ligne moderne, le pilote automatique peut être engagé pendant une grande partie du vol.

Et oui, il est capable de gérer énormément de choses.

Mais il exécute ce qui lui est demandé dans le cadre des systèmes de l'avion. Les pilotes restent responsables de la conduite et de la surveillance du vol.

Ils doivent toujours être capables d'intervenir.

Une météo qui évolue, une demande du contrôle aérien, une modification de trajectoire, un problème technique ou simplement une situation inhabituelle peuvent nécessiter des décisions humaines.

Le pilote automatique réduit donc considérablement certaines tâches manuelles.

Il ne supprime pas le besoin d'avoir des pilotes éveillés dans le cockpit.

Les hôtesses et stewards dorment-ils aussi pendant les longs vols ?

Les pilotes ne sont pas les seuls à avoir besoin de repos.

Sur les vols suffisamment longs, les membres de l'équipage cabine peuvent eux aussi bénéficier de périodes de repos selon l'organisation prévue.

Et là encore, certains avions possèdent des compartiments spécialement conçus pour eux.

Ils peuvent comprendre plusieurs couchettes installées dans une zone que vous ne remarquerez probablement jamais en tant que passager.

C'est assez fascinant lorsque l'on y pense.

Pendant que vous regardez votre troisième film de la nuit à quelques rangées de là, un membre d'équipage peut être en train de dormir dans une petite pièce cachée au-dessus de votre tête.

Puis quelques heures plus tard, vous le retrouverez peut-être en cabine pour le petit-déjeuner sans avoir la moindre idée de l'endroit d'où il vient.

Une partie de l'avion que les passagers ne voient presque jamais

Les zones de repos font partie de ces nombreux espaces cachés d'un avion de ligne.

Lorsque nous voyageons, nous n'en voyons finalement qu'une petite partie.

Nous connaissons la cabine, les toilettes, les galleys situés près de nos sièges et, éventuellement, le cockpit lorsque la porte est ouverte avant ou après le vol.

Mais derrière certaines portes se trouvent des espaces techniques et des zones exclusivement réservées à l'équipage.

Les compartiments de repos en sont probablement l'un des meilleurs exemples.

Et c'est aussi ce qui rend l'aviation aussi fascinante.

Même après avoir pris l'avion des dizaines de fois, il reste encore des endroits situés à seulement quelques mètres de votre siège que vous n'avez probablement jamais vus.

Comment les compagnies gèrent-elles la fatigue des pilotes ?

La réponse ne se résume pas à « dormir quand on est fatigué ».

La fatigue se prépare avant même le vol.

Les compagnies doivent travailler avec des limitations de temps de vol et de service, des périodes minimales de repos et des procédures de gestion de la fatigue.

Les règles européennes prennent notamment en compte des éléments comme l'acclimatation à un fuseau horaire, les périodes de repos et les extensions rendues possibles par le repos en vol.

Il existe également des systèmes de gestion des risques liés à la fatigue, souvent désignés par l'acronyme FRM ou FRMS, pour Fatigue Risk Management.

Le principe est assez logique : au lieu d'attendre qu'un pilote soit épuisé pour constater le problème, on cherche à anticiper les situations susceptibles de créer un niveau de fatigue incompatible avec une exploitation sûre.

Horaire de départ, vols de nuit, durée du service, fuseaux horaires ou rotations successives peuvent notamment entrer dans cette réflexion.

Et sur les vols ultra-long-courriers ?

C'est sur ces vols que la question devient particulièrement impressionnante.

Certaines liaisons commerciales approchent ou dépassent largement les quinze heures de vol.

À cette échelle, le simple concept de « rester éveillé jusqu'à l'arrivée » n'est évidemment plus une stratégie très raisonnable.

L'organisation du repos prend donc une importance encore plus grande.

Les équipages renforcés permettent aux pilotes de se relayer tandis que les espaces de repos leur donnent une véritable possibilité de dormir.

Et au final, c'est assez paradoxal.

Pour nous, passagers, dormir dans un avion ressemble souvent à un luxe presque inaccessible : tête qui tombe sur le côté, voisin qui ouvre son hublot au pire moment et recherche désespérée d'une position confortable.

Quelques mètres plus loin, l'équipage suit pendant ce temps une véritable organisation pensée autour du sommeil.

7 choses à retenir sur le sommeil des pilotes

Si vous ne deviez retenir que quelques éléments :

  1. Oui, les pilotes peuvent dormir pendant certains vols long-courriers.

  2. Les vols très longs peuvent être opérés avec des pilotes supplémentaires afin d'organiser des rotations.

  3. Certains gros-porteurs possèdent des couchettes et espaces de repos cachés.

  4. Lorsque certains pilotes se reposent, d'autres assurent les fonctions nécessaires dans le cockpit.

  5. L'autopilote ne signifie pas que l'avion est laissé sans surveillance.

  6. Un repos contrôlé au cockpit peut également exister dans un cadre très précis.

  7. Les hôtesses et stewards peuvent eux aussi disposer de périodes et d'espaces de repos.

✈️ Articles qui pourraient vous intéresser

Si les coulisses des vols et le quotidien des équipages vous intriguent, ces articles devraient également vous plaire :

Entre préparation du vol, secrets de la cabine et vision depuis le cockpit, l’aviation cache encore beaucoup de détails que les passagers ne remarquent presque jamais.

🛍️ Produits recommandés

Envie de prolonger l’expérience aviation au-delà du voyage ? Découvrez quelques-unes de nos collections pensées pour les passionnés d’aéronautique :

Que vous soyez pilote, voyageur régulier ou simplement passionné par les avions, retrouvez tout l’univers aéronautique sur AEO Aviation.

Pendant que vous dormez, l'équipage se relaie

La prochaine fois que vous prendrez un vol de nuit, regardez autour de vous.

Les écrans seront peut-être éteints. Une grande partie des passagers dormira. Les lumières de la cabine auront été réduites et, derrière les hublots, il n'y aura probablement rien d'autre qu'une immense obscurité.

En apparence, il ne se passera presque plus rien.

Pourtant, derrière la porte du cockpit et dans les espaces invisibles de l'avion, l'équipage continuera à fonctionner selon une organisation bien précise.

Certains pilotes surveilleront le vol.

D'autres seront peut-être en train de dormir.

Puis ils échangeront leurs rôles.

Et la prochaine fois que vous voyagerez à bord d'un A350, d'un Boeing 777 ou d'un 787, souvenez-vous d'une chose : il existe peut-être, à seulement quelques mètres de votre siège, une petite chambre cachée dont vous n'auriez jamais soupçonné l'existence.

🎬 Découvrez en vidéo où dorment les pilotes pendant les longs vols

Les zones de repos des équipages font partie des endroits les plus méconnus d’un avion de ligne. Cette vidéo vous emmène dans les coulisses pour découvrir ces compartiments cachés et quelques autres secrets que les passagers ne voient presque jamais.

Les questions que les passagers se posent souvent

Les pilotes ont-ils vraiment des lits dans les avions ?

Certains avions long-courriers peuvent disposer de véritables couchettes dans des compartiments de repos réservés à l'équipage. Leur présence et leur configuration dépendent toutefois de l'appareil et de la compagnie aérienne.

Les pilotes peuvent-ils dormir dans le cockpit ?

Il existe des procédures de repos contrôlé au cockpit chez certains opérateurs et dans certains cadres réglementaires. Ce repos est différent des périodes de sommeil prévues pour les pilotes supplémentaires d'un équipage renforcé et reste strictement encadré.

Les deux pilotes peuvent-ils dormir en même temps ?

Les pilotes nécessaires à la surveillance du vol ne partent pas simplement dormir ensemble en laissant l'avion seul. Sur les vols utilisant un équipage renforcé, certains pilotes peuvent se reposer pendant que d'autres assurent le vol.

Combien de pilotes y a-t-il sur un vol de 12 heures ?

Il n'existe pas de nombre unique déterminé simplement par le fait qu'un vol dure douze heures. L'équipage dépend de l'opération, de la durée de service, des règles applicables et de l'organisation de la compagnie. Certains vols particulièrement longs utilisent trois ou quatre pilotes.

Où dorment les pilotes dans un avion ?

Sur certains avions long-courriers, ils disposent de compartiments réservés à l'équipage pouvant être situés dans une partie isolée de la cabine ou dans un espace aménagé au-dessus de celle-ci. Ces zones ne sont normalement pas accessibles aux passagers.

Combien de temps les pilotes dorment-ils pendant un long vol ?

La durée du repos varie selon le vol, le nombre de pilotes, les installations disponibles et les règles applicables. Il n'existe donc pas une durée de sommeil identique pour tous les vols long-courriers.

Les pilotes dorment-ils parce que l'autopilote pilote l'avion ?

Non. Le pilote automatique permet d'automatiser une grande partie de la conduite de l'avion, particulièrement en croisière, mais des pilotes restent chargés de surveiller le vol et ses systèmes.

Les hôtesses et stewards ont-ils également des lits ?

Sur certains avions utilisés pour les longues distances, l'équipage cabine dispose également de zones de repos avec des sièges ou des couchettes spécialement aménagés.

Comment les pilotes gèrent-ils le décalage horaire ?

La gestion de la fatigue tient notamment compte des horaires, des périodes de repos et de l'acclimatation aux différents fuseaux horaires. Sur les rotations long-courriers, le sommeil fait donc partie intégrante de la préparation et de l'organisation du travail.

Que se passe-t-il si un pilote est trop fatigué pour voler ?

La fatigue est considérée comme un enjeu de sécurité. Les réglementations imposent des limitations de temps de service et de repos, et un pilote ne doit pas poursuivre une activité lorsqu'un niveau de fatigue compromet la capacité à effectuer ses fonctions en sécurité. Aux États-Unis, par exemple, les règles imposent qu'un membre d'équipage se présente reposé et prévoient qu'il ne poursuive pas son service s'il se déclare trop fatigué pour exercer ses fonctions en sécurité.

Back to blog

Leave a comment