Que se passe-t-il si un passager tombe malade en vol ?

Que se passe-t-il si un passager tombe malade en vol ?

Le vol se déroule normalement depuis plusieurs heures.

Certains passagers dorment, d’autres regardent un film, les plateaux-repas viennent d’être débarrassés et l’avion poursuit tranquillement sa route à plus de 10 000 mètres d’altitude.

Puis quelqu’un appuie sur le bouton d’appel.

Un passager ne se sent pas bien.

Il est très pâle, transpire, explique qu’il a la tête qui tourne… puis semble perdre connaissance.

À cet instant, une question vient forcément à l’esprit : que se passe-t-il lorsqu’un passager tombe malade en plein vol ?

Impossible de simplement appeler une ambulance et de l’avoir devant la porte cinq minutes plus tard. Sur un long-courrier au-dessus de l’Atlantique ou de l’océan Indien, l’hôpital le plus proche peut se trouver à plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de kilomètres.

Pourtant, l’équipage n’est pas démuni.

Hôtesses et stewards sont formés à certaines situations médicales, du matériel de premiers secours est présent à bord et, si l’état du passager devient suffisamment préoccupant, les pilotes peuvent même décider de modifier complètement la route de l’avion.

Alors, depuis le premier « Je ne me sens pas bien » jusqu’à un éventuel déroutement, voyons ce qui se passe réellement lorsqu’une urgence médicale survient à bord.

Les malaises en avion sont-ils fréquents ?

Une urgence médicale en vol peut sembler exceptionnelle lorsque l’on voyage occasionnellement.

À l’échelle de l’aviation mondiale, ce n’est pourtant pas si rare.

Selon le CDC américain, les urgences médicales surviennent approximativement sur un vol commercial sur 604. Les malaises ou sensations de malaise imminent, les problèmes respiratoires ainsi que les nausées et vomissements font partie des situations les plus fréquemment rencontrées.

Cela ne veut évidemment pas dire qu’un avion se déroute tous les 600 vols.

Dans l’immense majorité des cas, le problème peut être pris en charge à bord et l’avion poursuit sa route normalement. Le CDC indique ainsi qu’environ 90 % des vols concernés par une urgence médicale continuent jusqu’à leur destination prévue.

Derrière les mots « urgence médicale » se cachent en réalité des situations extrêmement différentes.

Cela peut être un simple malaise vagal après s’être levé trop rapidement, une personne qui vomit depuis plusieurs heures, une crise d’angoisse particulièrement forte ou une hypoglycémie.

Mais cela peut aussi être beaucoup plus sérieux : douleur thoracique, problème respiratoire majeur, réaction allergique grave, suspicion d’AVC ou arrêt cardiaque.

Et évidemment, l’équipage ne réagira pas de la même manière dans toutes ces situations.

Pourquoi peut-on se sentir mal en avion ?

Un vol n’est pas forcément l’environnement le plus confortable pour notre organisme.

On reste parfois assis pendant huit, dix ou douze heures. On dort mal. On boit moins d’eau que d’habitude. Certains passagers prennent un verre ou deux pendant le repas. D’autres ont traversé l’aéroport en courant après une correspondance avant de monter dans l’avion complètement épuisés.

Ajoutez à cela le stress que le voyage peut provoquer chez certaines personnes.

Il suffit parfois de peu.

Un passager se lève pour aller aux toilettes après plusieurs heures assis, ressent soudain des vertiges et doit s’appuyer contre un siège.

Pour quelqu’un qui a peur de l’avion, une turbulence peut également déclencher une véritable crise de panique accompagnée d’une sensation d’étouffement, de palpitations et de vertiges.

La cabine elle-même se trouve à une pression inférieure à celle que nous connaissons au niveau de la mer. Pour la majorité des voyageurs en bonne santé, cela ne pose aucun problème particulier. Mais certaines pathologies peuvent nécessiter davantage de précautions.

C’est pour cette raison qu’une personne souffrant d’une maladie importante ou ayant récemment subi une intervention médicale peut devoir demander conseil à son médecin et vérifier les conditions de transport de sa compagnie avant de voyager.

Que fait l’équipage lorsqu’un passager tombe malade ?

Revenons à notre passager du début.

Il vient d’expliquer qu’il ne se sentait pas bien et semble maintenant sur le point de perdre connaissance.

La première personne à intervenir sera généralement un membre du personnel navigant commercial, autrement dit une hôtesse ou un steward.

Son premier objectif est simple : comprendre rapidement ce qui se passe.

Depuis combien de temps la personne se sent-elle mal ?

Est-elle consciente ?

Respire-t-elle normalement ?

A-t-elle des douleurs ?

Souffre-t-elle d’une maladie connue ?

Prend-elle un traitement ?

Un proche voyage-t-il avec elle ?

La situation peut évoluer très vite. Ce qui semblait au départ être une simple sensation de faiblesse peut devenir plus inquiétant quelques minutes plus tard.

L’équipage va donc surveiller l’état du passager et, si nécessaire, faire appel aux autres membres de l’équipe.

Pendant ce temps, le cockpit peut être informé.

À partir de là, deux choses commencent à se produire en parallèle.

Dans la cabine, on s’occupe du passager.

Dans le cockpit, les pilotes commencent à envisager les conséquences que la situation pourrait avoir sur le reste du vol.

Les hôtesses et les stewards sont-ils formés aux urgences médicales ?

On entend parfois cette phrase :

« De toute façon, les hôtesses sont surtout là pour servir les repas. »

C’est oublier une partie essentielle de leur métier.

Le service commercial est évidemment très visible pour les passagers, mais la mission première du personnel de cabine reste liée à la sécurité.

Les équipages suivent notamment des formations portant sur les premiers secours et la gestion d’urgences médicales. Les règles européennes prévoient par exemple une formation incluant l’utilisation de l’oxygène thérapeutique, du défibrillateur et du matériel de premiers secours lorsque celui-ci est requis.

Une hôtesse ou un steward n’est pas pour autant transformé en médecin urgentiste.

Il ne va pas poser un diagnostic complexe au milieu de la cabine.

Son rôle est surtout de reconnaître une situation inquiétante, appliquer les procédures apprises, utiliser le matériel disponible et coordonner la prise en charge jusqu’à ce qu’une aide médicale plus spécialisée puisse intervenir.

Et parfois, cette aide se trouve déjà dans l’avion.

« Y a-t-il un médecin à bord ? »

C’est probablement l’une des annonces les plus célèbres de l’aviation.

Elle est tellement utilisée dans les films qu’elle pourrait presque sembler appartenir au cinéma.

Pourtant, elle existe bel et bien.

Lorsqu’une situation médicale le justifie, l’équipage peut demander si un médecin ou un autre professionnel de santé se trouve parmi les passagers.

Imaginez la scène.

Vous êtes tranquillement installé au rang 34 en train de terminer un film lorsque l’annonce retentit dans la cabine.

Un médecin assis quelques rangées plus loin appuie sur son bouton d’appel et se présente.

À partir de là, il peut aider l’équipage à évaluer la situation.

Quels sont les symptômes ?

Depuis combien de temps ?

Les signes observés sont-ils inquiétants ?

Le passager semble-t-il pouvoir terminer le vol ou a-t-il besoin d’un accès rapide à un hôpital ?

L’avis d’un professionnel de santé peut évidemment devenir extrêmement précieux.

Mais il est important de comprendre une chose : le médecin ne prend pas le contrôle de l’avion et ne décide pas seul de le dérouter.

La décision opérationnelle reste du ressort du commandant de bord.

Et s’il n’y a aucun médecin dans l’avion ?

Supposons maintenant que l’annonce soit faite.

Personne ne répond.

Un avion transportant plusieurs centaines de personnes peut très bien ne compter aucun médecin parmi ses passagers.

Cela ne signifie pas que l’équipage doit improviser complètement.

Certaines compagnies disposent de dispositifs permettant d’obtenir une assistance médicale depuis le sol.

Les informations disponibles sur l’état du passager peuvent être transmises à des professionnels de santé, qui apportent alors leur expertise à distance.

Le principe est assez fascinant.

L’avion peut se trouver à des milliers de kilomètres du centre médical, mais un médecin au sol peut participer à l’évaluation de la situation grâce aux informations qui lui sont communiquées.

L’Agence européenne de la sécurité aérienne prévoit d’ailleurs dans ses éléments de formation la coordination et la communication lorsqu’un avis médical est transmis à l’équipage par radio ou par un moyen de télécommunication.

Le professionnel médical peut alors aider à déterminer si la situation semble stable ou si un accès rapide à des soins hospitaliers paraît nécessaire.

Quel matériel médical trouve-t-on dans un avion ?

Un avion commercial n’est évidemment pas une salle d’urgence volante.

Mais il ne décolle pas non plus totalement dépourvu de matériel.

La composition exacte dépend notamment de la réglementation applicable, de l’avion et de l’opérateur.

On peut notamment trouver des trousses de premiers secours, ainsi que du matériel médical complémentaire selon les exigences applicables.

Aux États-Unis, par exemple, les avions de transport concernés disposant d’au moins un membre d’équipage de cabine doivent embarquer notamment une trousse de premiers secours, une trousse médicale d’urgence et un défibrillateur automatisé externe.

Le défibrillateur

Le défibrillateur automatique externe, souvent appelé DAE, est probablement l’équipement médical le plus connu.

Si une personne fait un arrêt cardiaque, chaque minute devient importante.

Contrairement à ce que les scènes de cinéma peuvent laisser imaginer, le défibrillateur ne se contente pas d’envoyer une énorme décharge électrique dès que quelqu’un appuie sur un bouton.

L’appareil analyse le rythme cardiaque et guide son utilisateur.

Il peut ainsi faire partie de la prise en charge d’un arrêt cardiaque avec la réanimation pratiquée par les personnes formées à son utilisation.

L’oxygène médical

Les équipages peuvent également disposer d’oxygène utilisable dans certaines situations médicales.

Il ne faut pas le confondre avec les fameux masques jaunes qui tombent du plafond en cas de problème de pressurisation.

Ces derniers font partie du système d’oxygène d’urgence destiné aux occupants lorsque l’altitude cabine devient trop élevée.

L’oxygène thérapeutique utilisé pour un passager malade répond à une autre fonction.

Et si le passager perd connaissance ?

C’est évidemment le moment où l’ambiance change immédiatement dans la cabine.

Quelques secondes auparavant, les passagers autour continuaient peut-être à discuter ou regarder leur écran.

Maintenant, plusieurs personnes se retournent.

L’équipage intervient, essaie d’obtenir suffisamment d’espace et évalue l’état de la personne.

Si nécessaire, les gestes de premiers secours sont commencés et le matériel approprié est apporté.

Un appel peut être lancé aux professionnels de santé présents à bord.

Le cockpit est informé de l’évolution.

Et surtout, la situation est réévaluée en permanence.

Une perte de connaissance très brève avec récupération rapide n’a évidemment pas les mêmes conséquences qu’une personne qui reste inconsciente ou dont la respiration devient anormale.

C’est cette évolution qui peut progressivement faire passer la situation d’un incident gérable en cabine à une véritable urgence susceptible de modifier le vol.

Que se passe-t-il en cas d’arrêt cardiaque à bord ?

C’est l’un des scénarios les plus graves.

Lorsque l’équipage constate qu’un passager est inconscient et ne respire pas normalement, la prise en charge devient immédiatement prioritaire.

La réanimation peut être commencée et le défibrillateur utilisé selon les procédures prévues.

Un professionnel de santé présent parmi les passagers peut apporter son aide.

Et pendant que plusieurs personnes interviennent autour du passager, le cockpit doit répondre à une autre question :

où pouvons-nous nous poser ?

Cette question paraît simple.

Elle ne l’est pas toujours.

Qui décide de détourner l’avion ?

La décision finale appartient au commandant de bord.

Cela ne signifie pas qu’il décide seul, enfermé dans le cockpit, sans tenir compte de ce qui se passe derrière lui.

Il va recevoir les informations de l’équipage de cabine.

Il peut prendre en compte l’avis d’un médecin présent à bord.

Une assistance médicale au sol peut également contribuer à l’évaluation.

Puis il doit transformer toutes ces informations médicales en décision aéronautique.

Et de nombreux paramètres entrent alors en jeu.

Dans quels cas l’avion peut-il se dérouter ?

Imaginez deux situations.

Dans la première, l’avion doit atterrir à Paris dans vingt minutes et un passager vient de faire un malaise. Son état est stable et il est conscient.

Dans la seconde, l’avion traverse l’Atlantique avec encore cinq heures de vol devant lui et un passager présente des symptômes laissant craindre une urgence vitale.

Le problème médical n’est évidemment pas abordé de la même manière.

Un déroutement peut notamment être envisagé lorsque l’état du passager semble nécessiter rapidement des soins qui ne peuvent pas être fournis à bord.

Les situations associées aux déroutements comprennent notamment les arrêts cardiaques, certains symptômes cardiaques, les suspicions d’AVC ou encore certaines urgences obstétricales.

Mais il n’existe pas une règle simpliste du type :

« Douleur thoracique = atterrissage immédiat. »

Chaque cas est différent.

L’état et l’évolution du passager comptent, mais également la position de l’avion, la durée restante du vol et les possibilités d’atterrissage disponibles.

L’aéroport le plus proche est-il toujours choisi ?

Pas nécessairement.

C’est l’un des aspects les plus intéressants d’un déroutement médical.

Lorsque l’on regarde une carte, on pourrait penser qu’il suffit simplement de trouver la piste la plus proche et de s’y poser.

Mais un avion de ligne ne peut pas forcément utiliser n’importe quel aérodrome.

Les pilotes vont notamment considérer :

  • la longueur et les caractéristiques de la piste ;

  • la météo ;

  • les performances de leur avion ;

  • les moyens disponibles sur place ;

  • la disponibilité des secours ;

  • la position et le temps nécessaire pour atteindre l’aéroport ;

  • les conséquences opérationnelles du déroutement.

Pour un gros-porteur long-courrier, certains petits aéroports visibles sur une carte n’ont tout simplement pas les infrastructures adaptées.

L’objectif n’est donc pas uniquement de trouver l’aéroport le plus proche, mais un aéroport permettant de gérer correctement la situation.

Comment se déroule un déroutement médical ?

Supposons que la décision soit prise.

Le vol prévu entre Bangkok et Paris ne continuera finalement pas directement vers Paris.

Les pilotes choisissent un aéroport de déroutement adapté et coordonnent la suite avec le contrôle aérien et les services concernés.

À bord, les passagers peuvent entendre une annonce expliquant qu’une urgence médicale nécessite un atterrissage imprévu.

Pendant ce temps, la cabine continue de prendre en charge la personne malade.

Au sol, les secours peuvent être préparés.

L’avion entame sa descente, s’approche de l’aéroport et se pose.

Dans certaines situations, une ambulance ou une équipe médicale peut attendre l’appareil afin d’intervenir rapidement.

Lorsque la porte s’ouvre, la priorité est donnée à la prise en charge du passager.

Une situation qui avait commencé quelques dizaines de minutes auparavant par un simple bouton d’appel a finalement modifié la destination d’un avion transportant plusieurs centaines de personnes.

Un avion peut-il vraiment atterrir uniquement pour sauver un passager ?

Oui.

Un problème médical suffisamment sérieux peut parfaitement conduire un avion à interrompre son voyage.

Cela peut provoquer des retards importants et des conséquences logistiques considérables.

Mais lorsqu’une urgence vitale est suspectée, la question centrale n’est évidemment pas de savoir si les autres voyageurs arriveront avec deux heures de retard.

La priorité devient d’offrir au malade les meilleures chances d’accéder aux soins nécessaires.

Cela dit, encore une fois, la grande majorité des urgences médicales n’entraînent pas de déroutement.

Dans environ neuf cas sur dix recensés dans les données citées par le CDC, le vol continue jusqu’à sa destination.

Que deviennent les autres passagers après un déroutement ?

L’histoire ne s’arrête pas lorsque le passager malade quitte l’avion.

Pour la compagnie et le reste des voyageurs, une nouvelle série de problèmes commence.

L’avion doit-il refaire le plein ?

L’équipage peut-il encore légalement poursuivre le vol compte tenu de son temps de service ?

Combien de temps l’escale imprévue va-t-elle durer ?

Certains passagers vont-ils manquer leur correspondance ?

L’aéroport possède-t-il les équipes permettant de prendre en charge l’appareil ?

Dans certains cas, le vol peut repartir relativement rapidement.

Dans d’autres, le déroutement entraîne plusieurs heures de retard.

Et dans une situation plus compliquée, il peut devenir nécessaire de changer d’équipage ou de réorganiser complètement la suite du voyage.

C’est ce qui explique pourquoi un déroutement médical représente une décision importante.

Mais ces contraintes opérationnelles restent secondaires face à une situation où la santé ou la vie d’une personne peut être en jeu.

Combien coûte un déroutement médical ?

Difficile de donner un chiffre unique.

Le coût dépend du type d’avion, de l’aéroport choisi, de la quantité de carburant nécessaire, de la durée du retard et des conséquences sur le programme de la compagnie.

Un déroutement peut notamment entraîner :

  • une consommation supplémentaire de carburant ;

  • des frais liés à l’aéroport ;

  • une assistance au sol ;

  • un nouveau ravitaillement ;

  • des retards sur les vols suivants ;

  • des correspondances manquées ;

  • une prolongation ou un remplacement d’équipage ;

  • parfois des frais d’hébergement ou de réacheminement.

Pour une compagnie aérienne, cela peut donc représenter une opération coûteuse et complexe.

Mais personne dans le cockpit ne va se dire :

« Ce déroutement coûte trop cher, continuons encore quatre heures malgré une urgence vitale. »

La sécurité reste au centre de la décision.

Le passager doit-il payer le déroutement ?

C’est une question qui revient régulièrement.

Et la réponse n’est pas simplement « oui » ou « non ».

La situation peut dépendre du pays, de la compagnie, des conditions de transport, des assurances et surtout des circonstances ayant provoqué l’incident.

Un malaise imprévisible chez un voyageur ne doit donc pas être assimilé automatiquement à une facture de plusieurs dizaines de milliers d’euros qui lui serait remise à la sortie de l’avion.

Les circonstances particulières peuvent cependant avoir une importance, d’où l’impossibilité de donner une règle universelle applicable à tous les vols.

Et si un passager meurt pendant le vol ?

C’est une situation rare, mais à laquelle les équipages doivent également pouvoir faire face.

Lorsqu’une personne ne peut pas être réanimée, l’équipage doit gérer à la fois les aspects pratiques de la situation et quelque chose de beaucoup plus humain : préserver autant que possible la dignité du passager et de ses proches.

La manière de procéder dépend des circonstances et des procédures de la compagnie.

Le personnel de cabine cherche généralement à gérer la situation avec le maximum de discrétion possible jusqu’à l’arrivée, tandis que les services et autorités compétents sont prévenus.

Il faut également rappeler qu’un équipage de cabine n’est pas nécessairement habilité à établir officiellement un décès comme pourrait le faire un médecin. Les règles américaines du CDC parlent par exemple de décès « présumé ou confirmé » lorsqu’il s’agit du signalement par l’équipage.

C’est probablement l’une des situations les plus difficiles auxquelles un équipage puisse être confronté.

Que faire si vous vous sentez mal dans un avion ?

La première chose à faire est extrêmement simple :

prévenir l’équipage.

Pas dans une heure.

Pas lorsque vous n’arrivez plus à tenir debout.

Dès que quelque chose vous paraît réellement anormal.

Si vous avez une douleur inhabituelle, des difficultés à respirer, une sensation de malaise importante ou tout autre symptôme inquiétant, utilisez le bouton d’appel ou demandez de l’aide.

Expliquez ce que vous ressentez le plus précisément possible.

Si vous souffrez d’une maladie connue ou prenez un traitement particulier, cette information peut également être utile à la prise en charge.

Et si vous voyagez avec des médicaments indispensables, mieux vaut les garder dans votre bagage cabine plutôt qu’au fond d’une valise enregistrée en soute. Le CDC recommande notamment aux voyageurs de conserver leurs médicaments, dispositifs et fournitures médicales nécessaires avec eux en cabine.

Faut-il prévenir la compagnie avant de prendre l’avion avec un problème de santé ?

Dans certaines situations, oui.

Voyager avec une maladie chronique stable n’implique évidemment pas automatiquement de prévenir la compagnie.

Mais lorsque l’état médical est susceptible d’être aggravé par le vol, lorsqu’une assistance particulière est nécessaire ou lorsqu’un équipement médical doit être utilisé à bord, il est préférable de se renseigner suffisamment tôt.

Les règles varient selon les compagnies et le type d’équipement concerné.

Pour les personnes ayant récemment subi une opération, souffrant d’une maladie importante ou ayant besoin d’oxygène ou d’un dispositif médical particulier, un avis médical avant le voyage peut également être nécessaire.

L’objectif n’est pas d’empêcher les personnes malades de voyager.

Il s’agit surtout d’éviter de découvrir à 10 000 mètres d’altitude qu’une précaution essentielle aurait pu être prise avant le départ.

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Alors, que se passe-t-il réellement lorsqu’un passager tombe malade en vol ?

Revenons une dernière fois dans notre cabine.

Un passager dit qu’il ne se sent pas bien.

Une hôtesse s’approche.

Elle échange quelques mots avec lui et comprend rapidement que la situation mérite davantage d’attention.

Un autre membre d’équipage arrive avec le matériel nécessaire.

Le cockpit est prévenu.

Quelques minutes plus tard, une annonce demande si un professionnel de santé se trouve parmi les passagers.

Pendant que l’on s’occupe du malade à l’arrière, deux pilotes assis derrière la porte du cockpit regardent déjà leur route, la météo et les aéroports disponibles.

Si le passager récupère et que la situation reste stable, le vol continuera probablement normalement.

Si son état devient préoccupant, toute la logique du voyage peut changer en quelques minutes.

La destination inscrite sur les cartes d’embarquement de 300 personnes peut soudainement devenir secondaire.

L’avion descend.

Il change de route.

Une ambulance attend au sol.

Parce qu’au milieu de toute la technologie, des procédures, des calculs de carburant et des contraintes opérationnelles, il reste une réalité assez simple.

Il y a une personne à bord qui a besoin d’aide.

Et parfois, cela suffit pour faire changer de destination à un avion entier.

🎬 Et si ce sont les deux pilotes qui tombent malades ?

Une urgence médicale en plein vol est déjà une situation particulière lorsqu’elle concerne un passager. Mais que se passerait-il si les deux personnes aux commandes de l’avion devenaient soudainement incapables de piloter ?

Qui prendrait le relais ? Une hôtesse ou un steward pourrait-il entrer dans le cockpit ? Chercherait-on un pilote parmi les passagers ? Et surtout, comment l’avion pourrait-il finalement revenir au sol ?

Dans cette vidéo, nous vous expliquons ce qui pourrait réellement se passer si les deux pilotes d’un avion de ligne tombaient malades pendant le vol.

▶️ Que se passe-t-il si les deux pilotes tombent malades ?

FAQ – Passager malade en avion

Que fait l’équipage lorsqu’un passager fait un malaise dans l’avion ?

Le personnel de cabine commence par évaluer la situation et applique les procédures de premiers secours adaptées. Selon la gravité du malaise, le cockpit peut être informé, un professionnel de santé recherché parmi les passagers et une assistance médicale extérieure sollicitée.

Y a-t-il toujours un médecin dans un avion ?

Non. La présence d’un médecin parmi les passagers est totalement aléatoire. Lorsqu’une urgence sérieuse survient, l’équipage peut toutefois demander si un médecin ou un autre professionnel de santé est présent à bord.

Les avions disposent-ils d’un défibrillateur ?

De nombreux avions commerciaux disposent d’un défibrillateur automatisé externe, et certaines réglementations l’imposent sur les appareils concernés. Aux États-Unis, par exemple, la FAA l’exige sur certaines catégories d’avions commerciaux transportant des passagers.

Un avion peut-il faire demi-tour pour un passager malade ?

Oui. Un avion peut modifier sa route, revenir vers son aéroport de départ ou se dérouter vers un autre aéroport lorsqu’une urgence médicale justifie une prise en charge rapide au sol.

Qui décide d’un déroutement médical ?

La décision opérationnelle finale revient au commandant de bord. Il peut cependant s’appuyer sur les informations fournies par l’équipage de cabine, un professionnel de santé présent à bord et, selon les compagnies, une assistance médicale au sol.

Que se passe-t-il s’il n’y a aucun médecin à bord ?

L’équipage reste formé aux premiers secours et dispose de procédures ainsi que de matériel médical. Certaines compagnies permettent également aux équipages d’obtenir l’avis de professionnels de santé depuis le sol.

Une ambulance peut-elle attendre directement l’avion ?

Oui. Lorsque l’état d’un passager nécessite une prise en charge rapide, les services médicaux peuvent être prévenus avant l’atterrissage afin d’être prêts à intervenir lorsque l’avion arrive.

Que se passe-t-il si un passager meurt pendant le vol ?

L’équipage applique les procédures de la compagnie, protège autant que possible la dignité de la personne et informe les acteurs compétents. La prise en charge officielle se poursuit après l’atterrissage.

Peut-on prendre l’avion lorsqu’on est malade ?

Cela dépend de la maladie et de sa gravité. Une affection légère n’empêche pas nécessairement de voyager, mais certaines pathologies, interventions récentes ou besoins médicaux particuliers nécessitent l’avis d’un professionnel de santé et parfois une coordination préalable avec la compagnie aérienne.

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